Mainstream economics — a case of Bourbaki perversion

5 Nov, 2019 at 19:12 | Posted in Economics | Leave a comment

Il y a une certaine tendance française à attribuer à l’utilisation des mathématiques les difficultés des modèles à expliquer les phénomènes économiques … Pour moi, le problème ne réside pas dans l’utilisation des méthodes formelles mais plutôt dans une obsession poussant à améliorer et même à perfectionner des modèles qui semblent être totalement détachés de la réalité. Comme Robert Solow l’a observé:

«Maybe there is in human nature a deep-seated perverse pleasure in adopting and defending a wholly counterintuitive doctrine that leaves the uninitiated peasant wondering what planet he or she is on.
(Solow [2007])»

kirCependant, je vais suggérer que cette tendance n’est que le reflet d’une longue histoire qui nous a amenés dans une impasse. Avec la raréfaction de nos modèles, nous avons adopté l’attitude des mathématiciens bien décrite par Bourbaki:

«Why do applications [of mathematics] ever succeed? Why is a certain amount of logi cal reasoning occasionally helpful in practical life? Why have some of the most intricate theories in mathematics become an indispensable tool to the modem physicist, to the engineer, and to the manufacturer of atom-bombs? Fortunately for us, the mathematician does not feel called upon to answer such questions. (Bourbaki Journal of Symbolic Logic [1949])»

On peut raisonnablement se demander comment nous nous sommes trouvés dans cette situation …

On peut voir, là, la racine de nos problèmes. On cherche à tout prix à imposer un modèle d’équilibre à un processus qui est fondamentalement dynamique et évolutif ; on veut fermer le modèle d’un processus qui est, presque par définition, non fermé. Comme l’expliquent des économétriciens comme Hendry et Mizon [2010], les individus qui conditionnent leurs anticipations sur l’information concernant un processus passé, quand ce processus évolue dans le temps, ne se comportent pas d’une façon rationnelle. Le poids de notre héritage d’un modèle qui correspond à une situation d’équilibre statique ou stationnaire perturbé de temps en temps par des chocs exogènes est lourd.

Alan Kirman

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